Récits de balades

Année 2016

la rando du 24 avril

plein de photos à aller voir ici :   https://picasaweb.google.com/116992802688344576176/6277382891011256225?feat=directlinknn


Une balade au clair de lune avec Roue Libre Bergerac, par Chris W. - le 2 juin 2015

La soirée du 2 juin 2015 était sans doute, jusqu’à là, la plus belle soirée de l’année.  Par une chaleur très estivale, nous étions une bonne trentaine de passionnés de vélo à passer deux heures très conviviales  à la Guingette de Pombonne,  où nous avons bu quelques verres de bière locale et certains avaient mangé  un bon repas. Henri s’est même baigné dans le lac, mais il était le seul….. La présence de beaucoup de nouveaux visages (et des jeunes, en plus !) était particulièrement encourageante pour l’avenir de Roue Libre.

 

Et puis, vers 22h,  une énorme lune orange est apparue derrière les arbres ; ce  qui était le signal pour le départ vers les vignobles de Pécharmant.

 

Je me suis retrouvé tout de suite à côté de Christophe et la conversation a vite tourné au Maréchal Pétain (what else ?)  400m plus loin et nous étions déjà en train de débattre si nous aurions été résistants ou collabos pendant la guerre. Encore 500m et nous parlions de « femmes tondues ». Et tout cela avant de quitter le parc de Pombonne ! Je me suis dit que, si ça continuait comme ça, cette balade allait être un véritable festin intellectuel et culturel. Et ce fut le cas !

 

Un des nombreux avantages d’une balade à vélo (par rapport avec un événement  social traditionnel) est qu’on n’a pas besoin de prétexte bidon, genre « je vais aller chercher une autre brochette de tomates mozza »,  pour passer d’une personne à une autre. Et même si j’aurais bien aimé rester à parler des choses lourdes avec Christophe, j’étais vite attiré par deux jeunes femmes juste devant nous, mais uniquement, vous comprenez,  parce qu’elles parlaient ma langue natale. Un petit coup de pédale et j’étais à côté de Marie, une française qui parlait anglais avec Naama, une israélienne. Je me suis donc présenté à Marie qui, pendant que nous attendions pour traverser la N21, m’a présenté à Naama. « Chris is an English boy » a-t-elle expliqué. Même s’il faisait noir et je portais un casque, le fait d’être traité de « garçon » pour la première fois depuis 1975 m’a rajeuni mentalement de 40 ans. En tout cas, à mon âge, je n’ignore jamais des compliments, même les plus ridicules.

 

Malheureusement, lors de la montée vers le Château Beauportail, Marie et Naama ont dû deviner que  je n’étais pas aussi jeune que ça.  Le fait que j’ai mis quinze secondes pour terminer chaque phrase était un petit indice. Entre halètements, j’ai quand même réussi à leur poser une bonne question : « Comment…….avez-vous…..su….qu’il …..y’avait…..une balade nocturne……..ce soir ? ! » Marie a expliqué que vendredi  elle avait rencontré une italienne sympathique, aux longs cheveux blonds. » Elle s’appelle Carina, je crois » a-t-elle ajouté. Malheureusement,  Carina (petite chérie, en français) n’était pas venue à la balade. Mais je dois avouer que je suis pressé de faire la connaissance de cette Carina !

 

Les deux filles, sans faire exprès, bien sûr, m’ont lâché sur la descente vers la Route de Ste Alvère et j’ai rejoint Véronique, qui est un petit plus âgée que les filles. Ensemble, nous avons traversé le très nouveau pont au dessus de la voie ferrée. Nous sommes tous vite arrivés à Piquecailloux où nous étions bloqués par la Foire Expo. Plusieurs cyclistes ont quand même admiré les motos vintages et classiques qui y étaient exposées. En fait, vu le manque de sécurité, nous aurions pu terminer la balade à moto. C’est à la Foire que j’ai fait la connaissance d’Enrico, un italien qui travaille à l’Hôpital Psychiatrique de Bergerac. Et nous avons fait le trajet le long de la Dordogne jusqu’à la Madeleine ensemble. Un anglais et un italien qui discutent en français ; voilà le vrai esprit cosmopolite et convivial de Roue Libre et du vélo en général.

 

A la Place de la Barbacane, d’où nous avons pu admirer la magnifique rive droite Bergeracoise by night,  j’ai parlé avec Naama qui m’a dit qu’en fait Enrico et elle allaient se faire « pacsés » le lendemain au Tribunal de Bergerac. Quelle magnifique façon d’enterrer leurs vies de jeune femme et de jeune homme. ! Et aucun danger que le Jour J soit gâché par une gueule de bois !

 

 

De la Madeleine, ma fille  Caroline et moi sommes remontés à Pombonne, accompagnés d’une bonne douzaine d’autres cyclistes, tous aussi enthousiastes que nous au sujet de cette soirée très sympathique.

 

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